FredDemain soir vers 21H30, nous connaitrons les résultats des élections du 12ème canton. Mais quel que soit le verdict des urnes, Frédérique Grégoire-Concas en sortira grandie. Sans soute n’avait-elle pas tout à fait appréhendé la puissance de la machine qu’elle allait affronter, comme nous tous, mais la façon dont elle s’est battue, en particulier cette semaine, force l’admiration.

Certains doutaient de sa capacité à aller au combat. Pour de mauvaises raisons principalement. Fred a réussi sa carrière d’avocate et pour quelques camarades, cela suffit à disqualifier quelqu’un pour défendre avec la conviction requise les idées socialistes. Une terrible ânerie. Mais c’est vrai que Fred n’a pas l’air d’une combattante, tant elle est douce et courtoise en toute circonstance. Pourtant, elle est une combattante et demie. Jeudi, lors du débat de France Bleu Azur qui l’opposait à un Benoit Kandel en position de force avec ses 47% du 1er tour, non seulement elle n’a pas eu peur mais elle a littéralement écrabouillé le colonel, qui n’avait plus passé un aussi mauvais moment depuis le bizutage de Saint-Cyr.  Et toute la semaine sur le terrain, malgré la fatigue et les doutes, avec Patrick, Fouzia,  Seb, Coco, Irène et tous les autres elle est allée chercher un par un les abstentionnistes, partout où ils pouvaient se trouver. Tout ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.

Je souhaite de tout coeur que demain elle renverse tous les pronostics. Mais si ce n’est pas le cas, ce ne sera pas la fin du monde. Parce que toutes les promesses faites par l’UMP seront rangées dans un tiroir dès lundi, parce que les CDD rédigés à la va-vite vont être sans suite et parce que les quartiers Est resteront demain comme hier les parents pauvres de notre ville. Et dans un an et demi, au moment des prochaines élections, messieurs Estrosi, Ciotti et Kandel devront rendre des comptes. Aux électeurs du 12ème canton, mais aussi à Fred. Et à ce moment-là je n’aimerai pas être à leur place.