Pasteur-cimiezL’élection de Jean-Pierre Mangiapan dans le 6ème canton a été invalidée hier par le Conseil d’Etat. Il avait pourtant été élu au second tour avec 100% des voix après s’être retrouvé seul en piste suite au dépôt de candidature trop tardif de son concurrent de gauche (désormais rallié à l’UMP !), Pierre Laigle. Mais les règles sur les comptes de campagne sont de plus en plus strictes et la moindre erreur peut couter cher.

Ma candidature était annoncée depuis un moment par la presse, mais je n’en ai pas fait état publiquement. D’abord par esprit républicain à l’égard d’un élu toujours en place et d’une décision de justice qui n’était pas encore rendue, ensuite par respect pour les procédures de mon parti même si je savais compter sur la confiance de Patrick Allemand, mais aussi de personnalités d’autres courants telles que Paul Cuturello, Yann Librati, Anne-Julie Clary et de nombreux camarades. A Nice, pour les investitures, on ne réfléchit pas en termes de courants et c’est une très bonne chose.

C’est ma première candidature sur mon seul nom – du moins depuis que j’ai été élu délégué de classe en Terminale ! Pour être honnête je n’y songeais pas vraiment il y a quelques mois. Les gens ont de la politique une vision souvent négative, mais ils ne se rendent pas compte des sacrifices que cela peut représenter au niveau de la vie familiale et professionnelle. Et j’étais sorti littéralement vidé de la campagne municipale où j’étais le directeur de campagne de la liste « Changer d’ère » conduite par Patrick Allemand.

C’est lui qui m’a convaincu de partir à la bataille en me disant que j’étais le seul à pouvoir gagner. La flatterie est une stratégie souvent payante en politique comme ailleurs, mais il sait qu’ayant vécu longtemps dans ce canton, j’y connais beaucoup de monde. Je sais aussi qu’il croit en mes qualités et ça a beaucoup compté dans ma décision. Je ne lui ai pas répondu oui tout de suite car je voulais d’abord en parler avec Ana, ma femme, car pour elle aussi mes activités politiques représentent beaucoup de sacrifices. Mais lorsque j’ai confirmé à Patrick que j’étais prêt à me lancer dans la bataille – si toutefois elle avait lieu -, je lui ai promis de me battre comme un forcené pour montrer que la gauche est toujours debout dans cette ville et que lorsqu’on travaille dur pour faire des propositions et convaincre les habitants que les choses peuvent changer, tout est possible.

Je suis très heureux d’être candidat dans ce canton parce que j’y ai vécu de très belles années et c’est pour moi le plus beau et le plus attachant de la ville, même si Marc Concas aura des arguments pour dire que le plus beau c’est le sien. Dès que l’on sort du bord de mer et du Vieux Nice, les lieux les plus emblématiques de la ville sont dans le 6ème canton – le marché de la Libé et les Arènes de Cimiez notamment. Et c’est un canton à l’image de la ville avec des quartiers à forte identité, une grande diversité sociale mais aussi beaucoup de problèmes en suspens.

J’essaierai de faire en sorte que cette campagne soit utile, au plus près des préoccupations des habitants. Je n’ai pas l’intention d’organiser un référendum pour ou contre Christian Estrosi, et lorsque je dénoncerai la politique municipale ou départementale, ce sera pour proposer d’autres perspectives. Parce que je ne fais pas de la politique pour être en permanence dans le camp de l’opposition et des perdants, même si je sais que la voie de gauche n’est pas la plus facile dans cette ville. Mais à vaincre sans péril…