Communiqué de presse : Nice ville morte même pour la fête de la musique
Depuis sa création, jamais à Nice la fête de la musique n’avait été aussi peu animée que cette année. Il y a eu dans les quartiers des initiatives sympathiques comme celle des commerçants de Saint Roch, mais en centre-ville alors que la saison touristique débute, la mairie n’avait prévu aucune animation dans la plupart des lieux les plus emblématiques.
Sur la Place Masséna, où se déroule traditionnellement un grand concert comme dans toutes les grandes places de France, cette année on ne trouvait que quelques danseurs de rue et un joueur de flute de pan !
Il n’y avait aucune animation sur la Place du Palais de Justice, rien non plus sur la Place Rossetti.
Durant la campagne municipale, Christian Estrosi avait promis de faire de Nice une Barcelone française. Dans les faits, nous ressemblons de plus en plus à Menton. Les terrasses doivent désormais fermer à 0H30 quasiment partout et les Nuits blanches de la plage Beau Rivage viennent d’être interdites.
Les jeunes niçois ont déjà toutes les difficultés du monde à travailler à Nice. Bientôt ils ne pourront plus sortir dans leur propre ville. Et ils feront comme les touristes : ils iront ailleurs.


juin 22nd, 2009 at 16:19
Le Maire de Nice préfère sans doute dépenser l’argent des contribuables dans d’hypothétiques candidatures au JO d’hiver plutôt que de faire vivre une jeunesse qui peu a peu déserte notre belle ville.
A défaut d’ouvrir les bars au delà de 00H30, les niçois auront bientôt la gueule de bois lorsqu’ils prendront conscience de ce qu’ils ont mis a la tête de notre ville.
juin 22nd, 2009 at 17:05
Je suis venu étudier à Nice il y a quelques années. Cette ville a un fort potentiel de développement économique qui va plus loin que le tourisme marchés-hotel-bronzage. La proximité avec l’Italie, Lyon et Marseille lui donne un bel avantage. Les très nombreux étudiants français et européens qui y passent quelques années s’en rendent compte. Mais ce potentiel est sous exploité au profit d’une politique unique de tourisme pas toujours très ambitieuse.
Alors si même ce pilier indispensable à la survie de la région est négligé, la crise va être plus longue et plus forte à Nice qu’ailleurs.
Bon courage.
juin 22nd, 2009 at 23:57
Ton billet me fait sourire… Tu sais pourquoi ? Je me demandais pourquoi dans le France 3 de 12 heures comme celui du soir, ils ne parlaient que d’Antibes…